Témoignages Audio Témoignages Ecrit
Emmanuel (temps 63 mn 43 ) Dimitri
  Aubert
  Café & Fola
  Emmanuel
  Une maman : Jocelyne
  Sioudan
  Rody

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L'art de Dimitri...




Dimitri .C, 25 ans

J’ai goûté à l’herbe pour la première fois à l’âge de 12 ans avec des amis plus grands que moi que je fréquentais dans mon quartier.
Quatre ans plus tard quand je suis arrivé au lycée professionnel c’est là que j’ai commencé à la consommer régulièrement, j’achetais tous les jours ma dose pour 10, 80, 100 francs à l’époque.
A dix-huit ans je suis parti de chez mes parents, ils me prenaient la tête, j’ai donc décidé de vivre ma vie.
En ce temps là, j’étais en apprentissage dans la cuisine, je louais un appartement et dealais pour des jeunes dans ma classe.
J’ai très vite fait un choix entre les cours qui me fatiguaient à cause de l’herbe et dealer qui me rapportaient plus que mon salaire d’apprenti cuisinier.
Suite à des difficultés de loyer, je suis revenu chez mes parents, où je ne suis resté que trois mois avant qu’ils me mettent dehors parce que je n’arrivais pas à assurer un poste de travail qu’ils m’avaient personnellement trouvé à cause de mon manque de sérieux dû à la drogue.
C’est ainsi que commença ma carrière de vrai trafiquant. Je vendais pour un gros boss qui me proposa de devenir son partenaire.
On faisait rentrer des kilos quelques fois des tonnes d’herbes et de cocaïne en Guadeloupe. On les revendait à certains gros chefs d’entreprises blancs de Jarry, patrons de boîtes, employeurs.
Avec tout l’argent qu’on se faisait par jour, environ 4570 Euros chacun, on louait une villa.
Un soir, on s’est fait coincer par la douane alors qu’on attendait qu’un bateau nous livre ; On a passé 24 H à la douane et 48 H à la PJ avant d’être relâché pour faute de preuves.
J’en ai eu marre de cette vie et j’ai quitté la villa, je me suis installé chez des amis rasta, je me suis imprégné de la culture rasta, et j’ai augmenté considérablement ma consommation d’herbe passant de 3 à 8 joints par jour.
Deux ans après, je suis devenu fou complètement parano, je ne parlais plus à personne, je pensais que tout le monde me voulait du mal. Trois mois plus tard, mes parents sont venus me récupérer dans un squat où j’étais.
Je suis resté dans cet état pendant six mois jusqu’à ce que par l’intermédiaire d’un Pasteur, j’ai rencontré Emmanuel VAINQUEUR.
Par la prière, il m’a aidé au bout de deux semaines de prières, j’ai commencé à parler, à me rouvrir au monde puis petit à petit à m’arracher de la drogue.
Aujourd’hui, je suis un enfant de Dieu, et je suis membre de l’association « VAINQUEURS MINISTERE » car j’ai vaincu la drogue. En Septembre j’ai commencé des études pour devenir éducateur spécialisé afin d’aider les jeunes qui passent par où je suis passé.


Dimitri
Dimitri

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Je m’appelle Aubert, je suis de Marie-Galante.

Quand je suis venu en Guadeloupe, je travaillais comme tout le monde mais les fins de mois étaient difficiles.
Je me suis dit qu’il fallait solutionner ce problème, j’avais besoin d’argent car j’aimais me rendre en boîte de nuit, habiller les femmes que je fréquentais.
Un jour, je me suis mis à vendre de la drogue, et je voulais voir le monde à mes pieds car le truc était vraiment bon pour moi et les femmes qui sortaient de l’étranger pour arriver au quartier de Boissard étaient à ma recherche parce que j’avais la poudre blanche (cocaïne) ; Et quand j’avais cette cocaïne, j’avais de l’argent, j’obtenais ce que je voulais mais ce n’était pas ce plan que Dieu voulait pour moi.
J’avais un ami qui avait une moto en panne, il m’a appelé pour la lui réparer.
Étant dans la drogue, je n’étais pas du tout partant pour lui rendre ce service, cela ne me rapportait pas grand-chose. Malgré cela, il n’en croyait un mot et voulait à tout prix que je lui répare son engin.
En fin de compte j’ai décidé de lui rendre ce service.
Nous étions comme des frères, quand j’avais besoin de 20 francs il me donnait 30 francs. A la réparation j’ai dû faire un essai pour voir si tout était au point. Lors de sa venue, je lui ai dis qu’il fallait qu’il me donne 100 francs pour que je puisse lui acheter une pièce et je lui ai expliqué le problème de la panne.
Il m’a déclaré qu’il n’allait pas me donner son argent et de lui remettre sa moto. Je l’ai insulté en lui disant que je ne travaille pas pour les petits noirs et je lui ai tout remis, argent, moto, clé de maison… alors il m’a dit est-ce que je n’ai pas de respect pour lui, je lui ai dis que je ne l’ai jamais dé respecté mais je lui remets tous ses affaires.
Je suis parti, j’ai décidé de rentrer chez moi, lui me suivait avec un fusil à plomb, quand il est arrivé à un mètre de moi, il m’a braqué, j’ai eu  vraiment peur en lui déclarant que je ne lui dois rien du tout.

De ma tête, il a pointé l’arme sur ma jambe et a tiré dessus avec sa chevrotine.
Ce jour là, je ne croyais pas en Dieu, quand on me parlait de Dieu, je me battais ; Mon dieu c’était : l’argent, les femmes, les belles voitures, les mensonges…
Dans ma tête, j’étais un grand homme mais j’ai vu le ciel venir en bas et la terre en haut. Je n’avais pas encore compris ce qui m’arrivait, je souffrais et je sentais que j’allais perdre ma vie. Mon sang coulait comme un robinet,  car la jambe était déjà coupée et quand tu perds ton sang, tu as un manque de souffle et tu ne peux pas vivre.
Les gens que je connaissais m’ont entouré et me demandaient ce qu’ils pouvaient faire pour moi. Mais moi inconscient, j’ai senti une force qui m’emportait car je n’avais plus beaucoup de souffle, je me suis mis à crier, et je savais que si je perdais ma vie, ce jour je serais avec le diable et dans ma souffrance je ne pouvais pas je crier à l’aide. J’avais chaud, j’ai crié à Dieu pour qu’il puisse me sauver « Bondyé sauvé mwen » et tout à coup mon souffle est revenu, j’ai entendu une voix qui me disait « Toi, je t’arrache du séjour des morts, viens à moi » ! « Tel que tu es, fais de moi tes délices, je te donnerai ce que ton cœur désir ». Je n’avais jamais encore entendu ces mots parce que je ne lisais pas la Bible. Je me suis attaché à cette parole, personne ne me le disait mais je l’entendais. J’ai cru tout de suite à ces paroles et la souffrance que je ressentais à disparue. J’ai entendu aussi par cette voix, « Bois l’Éternel ton Dieu qui t’a créé, je te donne la vie, viens à moi tel que tu es, avec toutes tes méchancetés, avec tous tes péchés, toutes tes malédictions, viens je vais te nettoyer. Ce jour là, Jésus m’a sauvé. Il m’a dit : Jeune homme, aujourd’hui, tu es mon ami et c’est pour cela qu’aujourd’hui je témoigne son nom.
« C’est ton sang qui m‘a lavé, qui m’a sauvé ».

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Bénaja: « Restaurés par Dieu »
Le groupe Bénaja existe officiellement depuis juillet 2003, mais Café et Fola se sont liés d’amitié depuis leur première rencontre en 1999, à l’occasion d’un concert de rap en Guadeloupe. Ils partageaient déjà la même passion pour la culture Hip-Hop et s’exprimaient déjà à travers le rap. La même année, Café, poursuit ses études supérieures à Londres, il y restera 4 ans. Quant à Fola, il poursuivit ses études sur le campus de Schœlcher en Martinique pendant 6 ans. En 2000, il s’implique petit à petit dans le mouvement rastafari. Après une période de grande consommation de drogue et quasi-dépressive, Fola donne sa vie à Christ en 2002. Il reçut le baptême en Martinique aux Assemblées de Dieu en juin de la même année. Café accepte Jésus dans sa vie aussi dans la même année et reçoit le baptême à Londres  à l'Eglise internationale de Christ. Bénaja est un nom hébreu que portait un soldat de l’armée du Roi David et qui signifie “restauré par IHVH”. Café et Fola portent bien ce nom car, ils ont en effet été “régénérés” par Dieu. Alors que Café revint définitivement en Guadeloupe Fola part travailler en Jamaïque, suite à une offre d’emploi. En juillet 2003, lors de son retour, ils firent leurs premières prestations et écrivirent leurs premiers morceaux ensemble. Dès lors, ils fréquentent la même église et se produisent dans des campagnes d’évangélisation, telles que celles de “La Caravane de l’espoir”, association d’anciens toxicomanes ayant donnés leurs vies à Dieu et engagés dans la prévention contre la drogue...

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Je m’appelle Emmanuel…


Je suis Guadeloupéen. J’ai commencé mon adolescence au pays.
En effectuant mon service militaire à Toul-Rosière en France, j’ai vraiment rencontré le problème de la drogue.
A Paris, j’avais d’autres frères qui y résidaient ; Un d’entre eux était dans le monde du business « LE MONDE DE LA NUIT » il a été mon guide.

Par ce biais, j’ai rencontré le MILEU DE LA PROSTITUTION, le MONDE DU TRAFIC, d’où, l’entraînement à consommer du haschisch, de la marijuana et du LSD.
De fil en aiguille, j’ai pu consommer tous les types de drogues et c’est ainsi que j’ai développé une vie de toxicomane.
Je menais de front ma vie sociale et celle de dealer. En 1982, j’ai donc pris la décision de retourner en Guadeloupe avec la pensée : «  Là, c‘est libre, c‘est vert », il y a la canne, les mangues gratuitement.
Quelques temps après, j’ai été engagé dans une discothèque, avec la ferme intention de m’insérer dans le monde du travail…
Et là… je tombe dans CE MONDE DE LA NUIT, où des trafiquants de drogues étrangers arrivaient de Colombie. Nous avons lié connaissance, et comme j’avais des amis sur Paris qui faisaient de même avec l’héroïne et d’autres en Guadeloupe la cocaïne, avec eux, je suis retombé dans la drogue, le trafic, la consommation, la débauche.
J’ai rencontré des difficultés avec mon épouse de l’époque (mon ex femme).
J’ai dit : « Mais non, il faut que tu t’en sortes ! »
Mes parents même, m’appelaient et me disaient « Mais arrête avec cela ! »     
Je voulais arrêter ma consommation, tout en continuant la vente, mais ma toxicomanie s’est accentuée. Je suis devenu très violent.                
Un jour, je me suis rendu dans une épicerie pour pouvoir m’acheter un sandwich ; Alors que j'étais au comptoir deux voitures de gendarmes sont arrivées et là j’ai été arrêté.
 Au moment d’être introduit devant le juge d’Instruction, mes parents, mes enfants, étaient là en pleurs devant moi. Voyant leurs larmes, je leur dis : « Écoutez, ne pleurez plus sur moi, désormais, je m’appuis sur un arbre où personne ne pourra venir me déraciner. Il faut savoir… qu’à ce moment là, je pensais à Jésus-Christ.
Le juge me rencontre et signe l’ordonnance. Je suis incarcéré le 4 Avril 1991. Je me suis fait baptisé en prison et à ma sortie deux années plus tard, en Mars 1993, j’ai compris qu’il me fallait adhérer à une église, fréquenté des gens qui confessent Jésus-Christ et Parlent de Dieu.
J’ai oublié mes anciens camarades. Plus de retour en discothèque, abandon total de cette vie.
J’ai trouvé une église où je passais tout mon temps.
Maintenant, j’ai une nouvelle épouse, je suis Pasteur et je dirige une association afin d’aider les jeunes et les adultes qui sont en difficultés que ce soit pour la toxicomanie, les problèmes familiaux, mais aussi pour la foi. Depuis douze ans, je suis toujours sur le ferme Rocher qui m’a fait sortir de la boue, à savoir Jésus-Christ.
Gloire à Dieu !

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* Note du dévellopeur :

Je salue le courage et l'humilité de tous ces naufragés pour leurs témoignages puissants qui reflètent l'humilité que notre Grand Dieu a eu la grâce de leur mettre à cœur.
Gloire soit rendu au seul Seigneur pour tout cet amour manifesté à ceux qui sont sur le chemin de la mort et d'en faire ses témoins actifs. (Hébreux 12-1)